Tu fais tout “comme il faut” mais tu ne perds pas un gramme ?
Tu te sens fatiguée, gonflée, ralentie ? Tu suspects un problème de thyroïde ou tu es déjà diagnostiquée hypothyroïdienne (ou Hashimoto) ?
Et tu te demandes pourquoi ton poids reste bloqué malgré tes efforts, parfois même avec un traitement ?
Tu es au bon endroit. Je t’explique comment l’hypothyroïdie peut influencer ton poids et sur quels leviers agir pour faciliter la perte de poids
Hypothyroïdie : quand la glande thyroïde ralentit tout le corps
La thyroïde est une petite glande en forme de papillon, mais elle joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions de l’organisme. Les hormones thyroïdiennes participent notamment à la régulation du métabolisme, de la température corporelle, de l’énergie, du transit ou encore du rythme cardiaque.
Lorsqu’une hypothyroïdie s’installe, l’organisme fonctionne davantage au ralenti. Fatigue, frilosité, constipation, baisse d’énergie ou prise de poids peuvent notamment apparaître.
Mais il est important de distinguer une hypothyroïdie diagnostiquée médicalement et un terrain qui mérite d’être exploré plus largement.
La médecine s’appuie principalement sur la TSH et la T4 libre pour diagnostiquer une hypothyroïdie et déterminer si un traitement est nécessaire. Une TSH légèrement élevée ne conduit d’ailleurs pas systématiquement à un traitement : son interprétation dépend notamment du contexte, de l’âge, des symptômes et des autres résultats du bilan thyroïdien.
En naturopathie, mon rôle est différent. Je ne pose pas de diagnostic et je ne modifie jamais un traitement médical. En revanche, je peux m’intéresser en amont au terrain, aux symptômes et à l’évolution des marqueurs dans le temps.
Ainsi, une TSH qui évolue progressivement vers le haut de la norme, notamment lorsqu’elle s’accompagne de fatigue, de frilosité ou de difficultés à réguler son poids, peut m’inciter à regarder plus largement la situation : alimentation, statut en certains micronutriments, stress, sommeil, santé digestive ou contexte hormonal.
👉 L’objectif n’est pas de considérer qu’une TSH située dans le haut de la norme signifie à elle seule que la thyroïde est malade, mais de ne pas attendre nécessairement l’apparition d’une pathologie pour s’intéresser au terrain et à la prévention.
TSH dans la norme mais symptômes persistants : que regarder ?
« Ma TSH est dans la norme, pourtant je reste fatiguée, frileuse, je me sens ralentie et mon poids ne bouge pas. »
C’est une situation que rencontrent certaines femmes que j’accompagne.
La TSH est un marqueur essentiel pour évaluer le fonctionnement de la thyroïde, mais elle ne décrit pas à elle seule toute la physiologie des hormones thyroïdiennes.
La thyroïde produit principalement de la T4, qui constitue en quelque sorte une réserve hormonale. Une partie de cette T4 est ensuite convertie dans les tissus en T3, la forme biologiquement la plus active. Cette conversion fait partie du fonctionnement normal du système thyroïdien.
Cela ne signifie pas qu’une difficulté de conversion explique systématiquement des symptômes lorsque la TSH est normale. Mais cela permet de comprendre que le fonctionnement thyroïdien ne se résume pas à un chiffre isolé et que les symptômes doivent toujours être replacés dans leur contexte.
Et surtout, lorsque le bilan thyroïdien est rassurant — ou lorsque l’hypothyroïdie est traitée et correctement équilibrée — mais que le poids reste difficile à réguler, la thyroïde n’explique pas forcément tout. D’autres facteurs peuvent intervenir : résistance à l’insuline, carences nutritionnelles, stress chronique, sommeil insuffisant, ménopause, alimentation, masse musculaire, certains médicaments…
👉 C’est précisément là que mon approche globale prend tout son sens : chercher les différents facteurs susceptibles de participer aux difficultés de poids plutôt que de tout attribuer à la thyroïde ou, à l’inverse, de s’arrêter au seul fait que la TSH est dans la norme.
Hypothyroïdie : quels facteurs peuvent être associés ?
L’hypothyroïdie peut avoir plusieurs origines. La plus fréquente est la thyroïdite de Hashimoto, une maladie auto-immune. D’autres causes peuvent également intervenir, comme une chirurgie ou un traitement de la thyroïde, certains médicaments ou encore un apport insuffisant en iode.
En parallèle, dans une approche globale, il peut être intéressant de s’intéresser à différents facteurs de terrain : alimentation, statut en certains micronutriments, stress, sommeil, santé digestive ou encore contexte hormonal.
👉 En naturopathie, mon rôle n’est pas de traiter l’hypothyroïdie, mais de repérer les facteurs modifiables sur lesquels il est possible d’agir en complément du suivi médical, notamment par l’alimentation et l’hygiène de vie.
7 stratégies naturopathiques pour perdre du poids avec une hypothyroïdie
1. Adopter une alimentation équilibrée et suffisamment nourrissante
Il n’existe pas une alimentation spécifique capable de « relancer » à elle seule la thyroïde. En revanche, une alimentation variée et suffisamment nourrissante permet d’apporter les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme.
Certains micronutriments participent notamment à la physiologie thyroïdienne, comme l’iode, le fer, le zinc ou le sélénium. L’objectif n’est pas de les supplémenter systématiquement, mais de veiller à des apports adaptés et de rechercher une éventuelle carence lorsqu’elle est suspectée.
Attention notamment à l’iode : s’il est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, un excès peut également perturber la fonction thyroïdienne. Les compléments riches en iode ou en algues ne doivent donc pas être utilisés systématiquement en cas d’hypothyroïdie.
Et surtout, oublie les régimes très restrictifs. Pour perdre du poids durablement, privilégie une alimentation équilibrée, suffisamment riche en protéines, fibres, légumes et aliments peu transformés, adaptée à tes besoins et à ton quotidien.
2. Faut-il éviter certains aliments en cas d’hypothyroïdie ?
Contrairement à ce que l’on peut parfois lire, il n’existe pas une longue liste d’aliments à supprimer systématiquement lorsqu’on souffre d’hypothyroïdie.
Les crucifères comme le chou, le brocoli ou le kale peuvent tout à fait faire partie d’une alimentation équilibrée lorsqu’ils sont consommés en quantités habituelles.
Le soja ne doit pas nécessairement être supprimé non plus. En revanche, chez les personnes traitées par lévothyroxine, il peut diminuer l’absorption du médicament lorsqu’il est consommé trop près de sa prise. Il est donc important de respecter les recommandations données pour la prise du traitement.
Et le gluten en cas de Hashimoto ? La question mérite davantage d’attention. Hashimoto est une maladie auto-immune et elle est plus fréquemment associée à la maladie cœliaque. Différents mécanismes impliquant le gluten et l’auto-immunité, notamment le mimétisme moléculaire, ont également été étudiés.
En cas de maladie cœliaque associée, l’éviction du gluten est indispensable. En dehors de cette situation, les données scientifiques actuelles ne permettent pas d’affirmer que toutes les personnes atteintes de Hashimoto doivent adopter systématiquement une alimentation strictement sans gluten.
👉 Dans ma pratique, je préfère individualiser cette question. Sans aller nécessairement jusqu’à une éviction totale, modérer la consommation de gluten peut faire partie des pistes envisagées, notamment en fonction du terrain, des symptômes digestifs et des habitude
3. Réduire les perturbateurs endocriniens
- Évite les ustensiles en aluminium,
- Privilégie le bio pour limiter les pesticides,
- Attention aux cosmétiques et plastiques.
Limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens fait partie d’une démarche globale de prévention et de santé, particulièrement lorsqu’on s’intéresse à l’équilibre hormonal.
4. Gérer le stress et améliorer le sommeil
Le stress chronique et le manque de sommeil peuvent perturber de nombreux mécanismes impliqués dans la régulation du poids : appétit, envies alimentaires, énergie, récupération et équilibre métabolique.
Ils peuvent également interagir avec le fonctionnement de l’axe thyroïdien. D’où l’intérêt de ne pas regarder uniquement la thyroïde lorsqu’une perte de poids est difficile.
En naturopathie, plusieurs outils peuvent aider à mieux gérer le stress et favoriser la récupération :
- la réflexologie plantaire,
- la respiration,
- certaines plantes lorsque la situation le permet,
- l’activité physique adaptée,
- et surtout, un sommeil de qualité.
👉 Prendre soin de son stress et de son sommeil fait donc pleinement partie d’une stratégie globale de perte de poids.
5. Prendre soin de son microbiote
Le microbiote intestinal joue un rôle important dans la santé générale, notamment dans l’immunité, l’inflammation et l’assimilation de certains nutriments.
En cas d’Hashimoto, maladie auto-immune, la santé digestive peut donc faire partie des éléments intéressants à explorer, notamment lorsqu’il existe parallèlement des troubles digestifs.
👉 Dans mes accompagnements, je m’intéresse régulièrement à cet équilibre intestinal lorsqu’il peut participer au terrain global et aux difficultés de poids.
6. Préserver sa masse musculaire et rester active
L’activité physique est particulièrement intéressante lorsque le métabolisme est ralenti.
Bouger régulièrement et entretenir sa masse musculaire contribue à la dépense énergétique, à la sensibilité à l’insuline et au maintien d’un métabolisme actif.
Pas besoin de s’épuiser : marche, renforcement musculaire et activité physique adaptée à son niveau peuvent déjà faire une vraie différence.
👉 L’objectif est de remettre progressivement le corps en mouvement, sans ajouter une contrainte supplémentaire ni chercher à « brûler des calories » à tout prix.
7. Ne pas tout attribuer à la thyroïde
Même lorsqu’une hypothyroïdie est présente et peut contribuer aux difficultés de poids, elle n’explique pas nécessairement tout.
Insuline, ménopause, stress, sommeil, alimentation, masse musculaire, santé digestive, mais aussi relation à l’alimentation peuvent s’additionner et rendre la perte de poids plus difficile.
👉 C’est pourquoi mon approche ne consiste pas à chercher « le » responsable, mais à identifier les différents freins propres à chaque personne pour construire une stratégie réellement personnalisée.
Perdre du poids avec une hypothyroïdie, c’est possible
L’hypothyroïdie peut rendre la perte de poids plus difficile, mais elle n’explique pas forcément tout et elle n’est pas une fatalité.
Lorsque le poids ne bouge pas malgré tes efforts, l’enjeu est de comprendre ce qui se joue dans ta situation particulière : équilibre thyroïdien, insuline, alimentation, stress, sommeil, ménopause, santé digestive, masse musculaire, mais aussi parfois rapport à l’alimentation et difficultés psycho-émotionnelles.
C’est cette vision globale qui permet de sortir du simple « manger moins et bouger plus » et de construire une stratégie adaptée à ton corps et à ton quotidien.
📞 Ton hypothyroïdie est traité mais ton poids reste bloqué ?
Tu suis un traitement et pourtant tu n’arrives toujours pas à perdre du poids ? Ou ton bilan thyroïdien est considéré comme rassurant mais tu sens que quelque chose continue à freiner tes efforts ?
Je t’aide à faire le point sur les différents facteurs qui peuvent intervenir et à identifier les leviers sur lesquels nous pouvons agir ensemble, en complément de ton suivi médical.
👉 Je t’offre un appel découverte de 20 minutes pour faire connaissance, comprendre ta situation et voir si mon accompagnement peut te convenir.
Références :
-La thyroïde et ses caprices de Danielle Boussard Naturopathe, phytothérapeute PB Consulting mars 2019
-Solutions naturopathie mars 2023 Sabrina Marnet-Letellier, nutrithérapeute, micronutritionniste.
Sandrine, naturopathe diplômée et membre de l'OMNES (organisation professionnelle des naturopathes).
Je suis heureuse de vous accueillir au cabinet à St Cyr ou en Visio-conférence pour qu'ensemble nous prenions soin de vous, de votre santé et de votre bien-être par des méthodes naturelles.