Et si vous appreniez plutôt à l’écouter ?
Vous voulez perdre du poids. Et peut-être même perdre du poids sans régime, parce que les régimes, vous avez déjà donné.
Alors, probablement, vous essayez de faire ce que l’on vous a appris à faire depuis toujours : manger moins, faire attention, limiter certains aliments, être raisonnable, bouger davantage…
En un mot : contrôler.
Et si vous avez mangé « trop » hier, peut-être qu’aujourd’hui vous allez manger moins. Ou faire un peu plus de sport. Et si vous avez complètement lâché prise ce week-end, lundi sera l’occasion de « vous reprendre ».
Mais si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que vous ayez déjà essayé tout cela.
Alors j’aimerais vous proposer une autre question :
Et si, à force de vouloir contrôler votre corps pour le faire maigrir, vous aviez progressivement cessé de l’écouter ?
Et si perdre du poids durablement demandait moins de lutter contre votre corps… et davantage d’apprendre à travailler avec lui ?
Pour perdre du poids, faut-il forcément manger moins ?
Soyons claires : on ne peut pas complètement évacuer la question de l’équilibre énergétique.
Pour perdre de la masse grasse, notre organisme doit, à un moment donné, avoir besoin d’aller puiser dans ses réserves.
Mais il existe une différence fondamentale entre créer les conditions physiologiques qui permettent au corps de déstocker et se mettre dans une logique de restriction pour le faire maigrir.
Et c’est là que les choses se compliquent.
Parce que nous avons souvent appris à aborder la perte de poids uniquement avec notre tête :
« Ça, je peux. »
« Ça, je ne peux pas. »
« J’en ai déjà mangé hier. »
« Ce soir, il faut que je fasse léger. »
« J’ai craqué, demain je me reprends. »
Petit à petit, ce ne sont plus forcément la faim, le rassasiement ou nos besoins qui décident.
Ce sont nos règles.
Quand le contrôle alimentaire finit par nous éloigner de notre corps
C’est ce que l’on appelle notamment la restriction cognitive : le comportement alimentaire est de plus en plus piloté par des règles mentales destinées à contrôler son poids, plutôt que par les sensations internes.
Et cela peut installer un cercle que beaucoup de femmes connaissent parfaitement :
restriction → frustration → craquage → culpabilité → compensation → nouvelle restriction.
Avec parfois cette impression terrible de manquer de volonté.
Pourtant, est-ce vraiment de volonté dont vous manquez ?
Posez-vous plutôt ces questions.
Depuis combien d’années essayez-vous de contrôler votre poids ?
Combien de fois avez-vous décidé de vous reprendre en main ?
Combien d’aliments avez-vous successivement supprimés, limités ou réintroduits ?
Et surtout :
Savez-vous encore ce que votre corps vous dit ?
Faim, satiété, rassasiement : savez-vous encore les reconnaître ?
Notre organisme possède des systèmes très sophistiqués qui participent à la régulation de nos apports alimentaires.
Nous avons faim.
Nous mangeons.
Puis cette faim diminue progressivement et nous atteignons le rassasiement.
Même le plaisir participe à cette régulation.
Imaginez un aliment que vous adorez. Les premières bouchées peuvent être absolument délicieuses. Puis, au fur et à mesure que vous mangez, quelque chose change. C’est toujours bon, bien sûr… mais un peu moins.
Puis encore un peu moins.
Cette diminution progressive du plaisir est aussi une information.
Et si le plaisir n’était donc pas l’ennemi de votre perte de poids, mais l’un de vos guides ?
Le problème, c’est qu’à force de manger selon des horaires, des quantités prescrites, des calories, des interdits ou ce que nous pensons devoir manger, nous pouvons perdre l’habitude d’écouter ces signaux.
Observez un tout petit enfant avant que toutes nos règles alimentaires ne viennent s’en mêler.
Il sait manifester très clairement qu’il a faim… et tout aussi clairement qu’il n’en veut plus.
Bien sûr, notre alimentation d’adulte est infiniment plus complexe. Les émotions, les habitudes, notre environnement, notre histoire, notre physiologie et la disponibilité permanente de nourriture interviennent également.
Mais cela mérite tout de même une question :
Et si une partie du chemin consistait moins à apprendre de nouvelles règles qu’à retrouver des sensations que vous avez progressivement appris à ignorer ?
Et si votre corps n’était pas votre ennemi ?
C’est probablement l’un des changements de regard les plus importants que je travaille avec les femmes que j’accompagne.
Votre corps ne passe pas ses journées à essayer de vous empêcher de maigrir.
Il répond à sa physiologie.
Il s’adapte.
Il cherche notamment à maintenir son équilibre et à assurer votre survie.
Et parfois, ce que nous lui imposons pour perdre du poids entre précisément en conflit avec ses mécanismes de régulation.
Alors nous luttons davantage.
Nous mangeons encore moins.
Nous contrôlons davantage.
Nous augmentons l’activité physique.
Et nous nous retrouvons parfois dans un véritable bras de fer avec notre propre corps.
Mais avez-vous réellement envie de passer le reste de votre vie à devoir contrôler votre poids ?
C’est toute la différence entre obtenir temporairement un chiffre sur une balance et construire un nouvel équilibre durable.
Faire maigrir son corps ou prendre soin de soi ?
Je vous propose maintenant une autre question.
Lorsque vous choisissez ce que vous allez manger, cherchez-vous à prendre soin de votre corps ou à le faire maigrir ?
La nuance peut sembler minuscule.
Elle change pourtant profondément la posture.
Vous pouvez choisir exactement la même assiette de légumes parce qu’elle est peu calorique et que vous « devez faire attention »…
… ou parce que vous avez envie de nourrir votre organisme avec des aliments qui lui apportent ce dont il a besoin.
Vous pouvez aller marcher pour compenser le restaurant de la veille…
… ou marcher parce que le mouvement fait du bien à votre corps, à votre énergie et à votre tête.
Vous pouvez refuser un gâteau parce que vous vous l’interdisez…
… ou réaliser que vous n’avez plus faim et que, finalement, vous n’en avez pas vraiment envie.
Extérieurement, le comportement peut parfois sembler identique.
Intérieurement, tout a changé.
D’un côté : contrôle, restriction, obligation, compensation.
De l’autre : écoute, choix, respect, plaisir, soin.
C’est cette deuxième voie que je cherche à construire.
Non pas laisser tomber toute notion d’équilibre alimentaire.
Non pas manger systématiquement tout ce dont nous avons envie sous prétexte « d’écouter notre corps ».
Mais comprendre notre corps suffisamment pour pouvoir travailler avec lui plutôt que contre lui.
Se reconnecter à son corps : une expérience pendant 10 jours
Je vous propose une expérience.
Pendant les dix prochains jours, n’essayez pas de manger parfaitement.
Observez.
Avant de manger :
Ai-je faim ?
Comment cette faim se manifeste-t-elle dans mon corps ?
Est-ce plutôt une envie de manger ? Une habitude ? Une émotion ?
Pendant le repas :
Ai-je encore faim ?
Est-ce toujours aussi bon ?
Est-ce que je commence à me sentir satisfaite ?
Après :
Comment est-ce que je me sens ?
Satisfaite ? Encore affamée ? Trop pleine ? Légère ? Frustrée ?
Et surtout, ne transformez pas cet exercice en une nouvelle règle à réussir !
Vous avez mangé sans avoir faim ?
Ce n’est pas : « J’ai encore raté ».
C’est : « Tiens, c’est intéressant. Qu’est-ce qui m’a donné envie de manger à ce moment-là ? »
Vous avez dépassé votre rassasiement ?
Même chose.
Pas de jugement.
De la curiosité.
Car se reconnecter à son corps ne consiste pas à remplacer un contrôle par un autre.
C’est progressivement réapprendre à entendre ce qui se passe en soi.
Et si votre prochaine étape n’était pas un nouveau régime ?
Peut-être avez-vous déjà beaucoup appris sur la nutrition.
Peut-être savez-vous parfaitement ce qu’est un repas équilibré.
Peut-être pourriez-vous même écrire vous-même la liste des aliments qu’il « faudrait » manger davantage et de ceux qu’il « faudrait » limiter.
Et pourtant, votre poids reste un problème.
Alors peut-être que la prochaine étape n’est pas d’accumuler encore davantage de règles.
Elle est peut-être d’apprendre à comprendre ce qui se joue chez vous.
Votre physiologie, bien sûr : métabolisme, résistance à l’insuline, sommeil, stress, ménopause, digestion, carences éventuelles…
Mais aussi votre histoire avec votre poids, vos automatismes, vos émotions, votre rapport au contrôle, vos sensations alimentaires et la relation que vous entretenez avec votre corps.
C’est cette approche globale que je propose dans Plaisir & Légèreté.
Nous ne cherchons pas simplement à obtenir une perte de poids.
Nous cherchons à comprendre ce qui empêche votre corps de retrouver son équilibre et ce qui vous empêche, vous, de construire une façon de prendre soin de vous qui puisse réellement durer.
Et pour qu’un changement puisse réellement durer, encore faut-il savoir pourquoi vous avez profondément envie de changer et comprendre ce qui nourrit votre motivation.
C’est justement ce que j’explore dans mon article « Comment garder sa motivation pour perdre du poids durablement ? »
Parce que votre objectif n’est probablement pas de réussir à contrôler votre poids pendant six mois.
C’est de ne plus avoir à vous battre avec lui pendant les vingt prochaines années.
📞 Si cette façon d’envisager la perte de poids résonne avec votre histoire, je vous invite à réserver un appel découverte.
Nous pourrons faire le point sur ce que vous avez déjà essayé, ce qui semble aujourd’hui bloquer votre perte de poids et voir si l’accompagnement Plaisir & Légèreté correspond à ce dont vous avez besoin.
Sandrine, naturopathe diplômée et membre de l'OMNES (organisation professionnelle des naturopathes).
Je suis heureuse de vous accueillir au cabinet à St Cyr ou en Visio-conférence pour qu'ensemble nous prenions soin de vous, de votre santé et de votre bien-être par des méthodes naturelles.